Catégorie : En sourire

C’est pas loin de Barcelone, pas loin du tout, et de toute façon, ici, tout est près de Barcelone puisque Barcelone est tout près.

C’est une maison toute en hauteur, dans la rue Comte de Godó.

On appelle la rue comme ça, comme tout ce petit quartier de Téia, parce qu’un comte venait passer ses vacances d’été ici, et comme il ne voulait pas venir tout seul, il a fait construire des maisons autour de son château pour y loger son personnel. Continue reading →

Dix sept heures à la station Anvers, une minute de plus ou de moins, mais qu’est-ce qu’une minute dans le déferlement d’un flux humain?

Les hommes vivent dans l’immédiat sans se rendre compte que le temps dans lequel ils vivent ne dure qu’une minute.

C’est surement pour cela que le temps venu leur vie se jouera d’une minute à l’autre à la  minute près.

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« Tu n’as pas honte, tu iras te confesser» dixit mon pote Emmanuel.

Voila, c’est ça la religion catholique. Il faut être coupable de tout, battre sa coulpe.

Coupable de la mort du christ, de son corps livré pour nous, de son sang versé pour nous.

Coupables de n’être pas dignes de le recevoir. Coupables d’êtres coupables.

Coupables d’avoir menti, tué, torturé, violé et surtout nourri de mauvaises pensées. Continue reading →

C’est pas une tête d’oiseau
Ni une cervelle de moineau
Ce n’est rien de toutes ces choses que les grands disent aux enfants qui courent après leurs rêves.
Ils n’ont toujours pas compris que c’est même pas pour de vrai
que c’est juste pour voir les choses autrement,
les voir d’en haut
Les voir avec des yeux d’oiseau. Continue reading →

luneLa lune, c’est un peu comme une femme, on peut lui parler mais elle a ses moments, des bons et des moins bons.

Au début, elle s’élève doucement et commence à grandir dans la force de son printemps. Puis vient la phase de rayonnement, elle est pleine ; c’est le temps des semences, elle est le réceptacle de la vie et de la fécondité universelle. Continue reading →

girouette1 Le vent, c’est comme un colporteur ou un marchand d’huile d’olive

On ne sait pas forcément où il va ni pourquoi il est là, mais on se demande toujours d’où il vient

On fait toujours comme ça avec les gens qu’on ne connaît pas bien, qu’on ne connaît pas du tout ou qu’on ne voudrait pas connaître. On se fiche bien d’où ils peuvent aller et pourquoi ils y vont, et le plus vite ils fileront et le mieux ce sera. Continue reading →

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premiere-couleur« Vous cesserez très vite, je le sais, d’être sensible à la magie des choses. »

Il est tout juste 14 heures 15, en ce premier octobre 1967, et Jacques Bernard Dupont, directeur général de l’ORTF, lance cette prophétie en même temps que la télévision en couleur sur la deuxième chaîne. Continue reading →

posteC’est arrivé dans les années soixante à Correjac.

Enfin, quand je dis que c’est arrivé, je ne suis pas tout à fait dans le bon ordre des choses ; disons que ça s’est passé ce soir là, mais que ça venait de bien plus loin parce que le canular du poste de radio avait été soigneusement préparé, et dans le plus grand secret. Continue reading →

 lievreSi je devais parler aujourd’hui aujourd’hui de monsieur le curé M, je dirais que c’était un homme comme un autre qui, une fois ôtée sa soutane à la sortie du village, devenait l’un des chasseurs les plus assidus de la commune.

Il avait, si ma mémoire est bonne, la particularité de chasser avec des Teckels et se livrait à sa passion avec un plaisir qui ne pouvait laisser indifférent le meilleur ou le pire des chasseurs. Continue reading →

carIl y a longtemps que ce moment se prépare.Le marquage du linge, l’achat du nouveau sac à dos, la gourde, le porte monnaie et les recommandations de la grand-mère qui ne sais pas nager, n’a jamais vu la mer,  mais qui en sait plus sur les baignades et surtout les noyades que le maitre-nageur de La Canourgue. Continue reading →

griveS’il est un personnage qui a marqué mon enfance, c’est bien le « Peillarot » et le cortège de peurs irraisonnées qui l’accompagnaient.

Je n’ai jamais su qui était cet homme, et d’ailleurs aujourd’hui, je le regrette terriblement.

On l’appelait la Griva ou lo Grivou , mais je ne sais pas exactement pourquoi…

Pourquoi ces noms d’oiseau, et d’ailleurs était-ce des noms d’oiseau ou dérivaient-ils d’une particularité de notre langue gévaudanaise qui fait prononcer très fréquemment le « v »en « b ». Peut-être l’appelait-on en fait le Gribou ou la GriboContinue reading →

Avoir grandi dans un petit village rural, c’est aussi évoquer des souvenirs de chasse. j’ai bien dit « de chasse », et non d’équipées sauvages en voitures, le téléphone mobile vissé à l’oreille et les carabines à répétition calées contre le siège du 4×4 boueux qui massacre les chemins dans un vacarme assourdissant.

Maintenant, les braconniers que j’ai accompagnés dans les collines sont tous partis colleter les lapins dans les murailles de l’au delà. Ils ne craignent plus les gendarmes et les gardes-chasse qui les traquaient hier tendent aujourd’hui avec eux leurs filets dans les rivières argentées qui longent la voie lactée. Continue reading →