Mois : février 2013

Cliquez sur l'imageL’air est vif dans ce quartier ouvrier de Barcelone.

Il est tard, les rues sont tranquilles et il y a bien peu de chance d’y rencontrer des touristes tant on se demande ce qu’ils viendraient faire dans ces ruelles ordinaires et peu éclairées.

A quelques centaines de mètres de la garde de Sants, le village industriel a été avalé tout cru au milieu du siècles dernier par la ville tentaculaire. Continue reading →

Le mur des souriresDe Berlin ou de Constantinople
De Cisjordanie ou de Jérusalem
D’Hadrien ou de Lennon
Mur de la paix ou mur de la honte
Mur de sable ou des fédérés
Muraille de Chine ou ligne verte
Mur des civilisations ou ou des lamentations
Murailles de Jéricho ou mur de San Diego
N’avez vous donc été construits que pour trier les êtres? Continue reading →

Son las cinco de la tarde sur Tequila, la petite horloge de la place essaye de les sonner, en se frayant un chemin de croix sonore entre les pétards qui propulsent des béliers pour monter l’eau dans les réservoirs.

On ne sait plus trop bien d’où viennent toutes ces explosions dans la cohue de la ville, entre les bombeiros, l’orage, une procession qui se prépare, tout ici n’est que pétarades et chambardements… Continue reading →

 La femme qui marche chargée de paquets sur les rives du lac sacré  ne veut penser à rien si ce n’est au au vent d’hiver qui enflamme ses joues, à la richesse qui ne viendra jamais jusqu’ici, à ces hommes qui frappent leurs femmes quand ils ont bu et implorent miséricorde le lendemain.

Oublier ce train qui mènera peut-être un jour les enfants du plateau vers la ville des espagnols, cette ville qui ment et avale tous crus ceux qui quittent les hauts plateaux croyant que la misère sera moins lourde à porter sous le soleil du Pacifique. Continue reading →

L'heure du gouterIl fait beau comme un mois d’aout à Correjac, un village au nom pittoresque qui vient peut-être d’une villa gallo romaine, nichée au pied du bois de Rochalte.

Un village tranquille avec ses deux fontaines, ses noyers, ses maisons de pierre brûlées autrefois à cause de la Peste qui lui fît bien triste réputation. On raconte qu’un jour, un marin aurait ramené la Peste de Tunis et qu’elle se serait propagée d’ici jusqu’à Marseille. Continue reading →

Boulevard Hassan II, dix heurs du matin et un peu plus mais qu’importe le temps pour le cireur de souliers.

Pour lui, le temps c’est comme les chaussures des gens Rien à cirer!

Des jours et des gens qui passent, par dizaines mais rien ni personne ne s’arrête. Continue reading →

Le vendeur d’olives a les yeux dans le vague. Plus que ça, il a du vague à l’âme et ça se voit dans ses yeux, des yeux bruns comme des olives noires.

Fichu métier dans ce souk ou chantent les couleurs.Tout a l’heure, un homme est passé furtivement et a chipé une olive, comme ça, juste pour la goûter.

Patatras, le tas d’olives s’est effondré. Continue reading →

010ciegos-especial1Seis de la tarde, il est six heures du soir à Mexico.

Au bout de la calle del gante, tout près de l’avenida del 16 de setiembre, des passants s’agglutinent autour d’un groupe qui joue une musique des plus agréables.

Flâneur pour une ultime soirée sur la terre de Frida Kahlo, avec en poche quelques pesos et deux heures à tuer antes de comer una última comida mexicana, je m’approche tranquillement du lieu d’où monte la musique.

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 Trois heures de l’après midi, calle del correo à Queretaro, assis sur le renfoncement d’une boutique de sous vêtements féminins, un aveugle chante à tue tête : « Gracias a la vida »

L’homme est assis sur un seuil surélevé, le manche de sa vieille guitare portée haut vers le ciel, comme s’il offrait sa chanson à la lumière qui l’a fui.

Une boite de conserve accrochée à une ficelle élimée pend aux mécaniques de son instrument, sa casquette à petites carreaux noirs et blancs enfoncée jusqu’aux oreilles le protège des morsures du soleil. Singulière épreuve pour un aveugle de ne recevoir du soleil que la brulure dans cette rue fondante de lumière… Continue reading →

Le franc-maçon et le diableVous êtes l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille ; parlez donc à son enfant comme vous voudriez que l’on parlât au vôtre ; avec force et autorité, toutes les fois qu’il s’agit d’une vérité incontestée, d’un précepte de la morale commune ; avec la plus grande réserve, dès que vous risquez d’effleurer un sentiment religieux dont vous n’êtes pas juge.

La circulaire d’instruction morale et civique de Jules Ferry ne passa pas comme une lettre à la poste, dans de nombreux territoires ruraux, comme à Auxillac où la commune avait d’ailleurs un évêque pour maire à l’époque de la construction de l’école laïque. Continue reading →

blanche Il y a toujours deux chemins pour se rendre d’un lieu à l’autre. Celui de l’aller et celui du retour.

Quel que soit le voyage que l’on ait fait ou la personne que l’on soit allée rencontrer, notre voyage change de sens tout naturellement, mais ici le sens du mot change puisqu’il peut aussi bien indiquer une direction qu’un ressenti. Continue reading →

Allée, artère, avenue, boulevard, chaussée, chemin, cul-de-sac, impasse, passage, promenade, ruelle, venelle, voie, sentier…
Ce ne sont pas les noms qui manquent pour parler de ma nature, et d’ailleurs qu’importe mon nom puisque d’autres le changent au gré de leurs caprices. Continue reading →

Parmi tous les personnages mythiques qui ont longtemps servi de bouc émissaire aux grand-mères pour monnayer notre sagesse, les bohémiennes ont toujours tenu une place de choix.

Ces femmes ont porté tant de poids, de plaies, de maléfices et de mythes dans nos campagnes, nourri tant de légendes, suscité tant de craintes, qu’elles occupent aujourd’hui une place de choix dans l’environnement affectif de notre enfance . Continue reading →

 lievreSi je devais parler aujourd’hui aujourd’hui de monsieur le curé M, je dirais que c’était un homme comme un autre qui, une fois ôtée sa soutane à la sortie du village, devenait l’un des chasseurs les plus assidus de la commune.

Il avait, si ma mémoire est bonne, la particularité de chasser avec des Teckels et se livrait à sa passion avec un plaisir qui ne pouvait laisser indifférent le meilleur ou le pire des chasseurs. Continue reading →

alti5viA quelques pas de la rivière sacrée, dans l’alchimie de la québrada salée, le temps semble figé sur les terrasses, emprisonné dans les croûtes de sel qui, séchées par le soleil et le vent, fondent dans la douleur l’or blanc du pays des Incas.

Dans cet enfer de sel et de soleil, les indiens ont autrefois apprivoisé l’eau tiède et salée qui jaillit de la pierre, l’ont patiemment canalisée vers les bassins sculptés par le sel endurci. Continue reading →

J’ai vu cet homme planté sur le trottoir comme une barre une de ces barres dont les braves gens ont vite marre et chassent tout naturellement à coups de barres. Cet homme enraciné sur le trottoir, comme un piquet devant l’étal du boucher. Cet homme qui dévore l’étal des yeux, des yeux qui fouillent, se tendent, scrutent, lèchent et hument les pièces de viande inaccessibles. Continue reading →

batteuse_vi3Aujourd’hui, les poussières d’or virevoltent dans l’aire gorgée de soleil. Il y a quelques jours qu’on attendait la fête de la lumière.La semaine passée, les hommes ont attelé la jument, la grosse blonde, celle qui fait un peu peur tant est haute son encolure, celle qui fait frémir quand elle souffle à pleins naseaux.

La jument à la robe dorée, à la crinière de long fils blancs a fait danser dans les chaumes ses quatre paturons blancs.Elle a longtemps tiré la lieuse dans le soir de Juillet. Continue reading →

On tue le cochonIl fait froid ce matin, un vrai froid de février, un vent du nord à dérusquer les frênes dans l’aire. Il fait froid comme un matin, comme tous les matins, mais aujourd’hui, on tue le cochon.

Pour faire un bon cochon, il faut la bise, le vent du Nord, celui qui fait cailler les viandes et hurle dans les clapas.

Celui qui vient de la haut en haut, passe les montagnes, se charge de froid bien avant Saint-Flour, survole Sainte Urcize, passe par Saint-Chely, puis Saint Pierre de Nogaret avant de venir nous chahuter le béret. Continue reading →

gitane-viOn dit que ses ancêtres étaient des  rois en espadrilles  et des  princesses en lambeaux de soie  On raconte que la bas, sur les rives de l’Indus, les filles ont les yeux si noirs que quand une a les yeux bleus on l’étouffe dans les cendres pour chasser le mauvais sort.

Elle ne sait pas d’où viennent ses ancêtres, on ne sait pas d’où ils sont partis, on sait qu’ils sont arrivés un jour de quelque part, de n’importe où. On dit qu’ils étaient plus libres que des chevaux sauvages, qu’ils n’ont jamais connu de murs ni de frontières, qu’ils ont toujours voulu la paix et qu’ils ont tant marché pour la garder. Continue reading →

Au commencement étaient les ténèbres et l’obscurité. Le gouffre noir de l’univers où l’homme se trouvait seul face à son ignorance.

Un homme brut et qui n’y voyait rien, un homme barbare et mal dégrossi, incapable d’utiliser le moindre outil puisqu’il en ignorait l’existence, tel un aveugle de Baudelaire recherchant dans un ciel invisible la lumière qui le fuyait. Puis vint la lumière… Continue reading →

 Au commencement, les hommes n’avaient pas fait attention, ils laissaient faire la montagne.

Elle était là, on le savait, depuis longtemps

Tout près de la rivière Urubamba. Continue reading →

Il est bientôt trois heures ce vendredi dans la ville trois fois sainte. Trois heures, à l’angle de la Via Dolorosa et la rue El Wad.

Trois, le nombre de la trinité et de l’équilibre. Sur le petit trottoir qui jouxte la via, un  marchand de jus de fruits a installé trois  tables de fortune  pour accueillir les touristes assoiffés.

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Le chat noirLes chats noirs ont été de tous temps associés à des rituels diaboliques, incarnation du diable pour certains, compagnon des sorcières pour d’autres.

Les papes eux-mêmes n’hésitèrent pas à charger les pauvres bêtes, tel Grégoire IX (pape de 1227 à 1241) qui précise dans un édit que le démon prendrait la forme d’un chat noir, et que ses disciples lui embrasseraient les parties génitales pour ensuite se livrer à la débauche en participant à une orgie.

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   serpent ou dirigeable? Adolescent, j’avais une passion pour la spéléologie et la minéralogie, et j’avais souvent entendu dire qu’autrefois, une météorite en fusion était tombée à l’est du village d’Auxillac, vers Marijoulet et Chamazelle. Continue reading →

Voir ici les images de l’incendie du souk municipal le 8 juillet 2012

 C’est arrivé un beau jour, on sait pas trop comment. Enfin, un beau jour, peut-être pas….Comment dire à quelqu’un qui a tout perdu que c’est arrivé un beau jour? Non, ce n’était pas un beau jour….On va dire que c’est arrivé un jour.

Oui, c’est bien beau tout ça, mais comment dire à quelqu’un qui a tout perdu que ce jour là était un jour comme un autre, évanoui dans le temps, perdu dans la foret des jours comme un arbre de trop que le vent n’aime plus. Continue reading →

Dans la nuit froide de l’altiplano, la boulangère de Pisac a fait chauffer la pierre, comme le faisaient les nuits d’avant sa mère et la mère de sa mère.

Et d’ailleurs qu’importe la nuit qui semble se liguer avec le jour pour lui pourrir la vie.

La nuit c’est juste l’autre face de son travail, le dos du miroir qui lui montre chaque jour les morsures du temps sur son visage, l’autre coté de sa misère qu’elle tourne et retourne quand l’ombre s’allonge ou s’efface au gré des rondes du soleil.

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A Gérard Menatory  et à Simone Veil

Le route, c’est quelque chose qu’on prend, c’est du moins ce qu’on se dit quand on veut aller quelque part, on s’y met, on la suit, on est dessus.
Son papa conduisait des trains à la mine de Saint Cernin.

La route montre, descend, vallonne et colline, comme une route du monde. Les routes se ressemblent toutes parce qu’elles mènent quelque part.
Il n’avait jamais pris le train. Continue reading →

Quatros de la tarde, sur la petite place San Domingo quelques gouttes de pluie disputent l’air à un soleil bien peu entreprenant.

Un pinchadiscos édenté écrasé sous son sombréro diffuse de la musique pour des couples qui dansent sur un parquet improvisé. Continue reading →

A plus de 2000 mètres d’altitude, la petite ville de Pátzcuaro porte sur ses pierres son passé colonial, mais quelle ville du Mexique saurait s’exonérer de ce passé? Nous sommes ici Indiens Purépechas, que les espagnols appelaient les Tarasques.

Des indiens qui, dit-on, ont farouchement résisté à l’envahisseur Azteque, ce qui peut expliquer l’acharnement des espagnols après la conquête à y construire des monuments imposants par leur architecture. Continue reading →

carIl y a longtemps que ce moment se prépare.Le marquage du linge, l’achat du nouveau sac à dos, la gourde, le porte monnaie et les recommandations de la grand-mère qui ne sais pas nager, n’a jamais vu la mer,  mais qui en sait plus sur les baignades et surtout les noyades que le maitre-nageur de La Canourgue. Continue reading →

horlogeDe tous temps, l’homme a entretenu une bien étrange relation avec les pendules.

Obsession de mesurer le temps qui passe et d’en pointer chaque avancée?

Fascination pour le mouvement du balancier qui lui donne une impression d’équilibre?

Assurance tranquille d’un retour régulier des choses par la régularité des cycles? Continue reading →

griveS’il est un personnage qui a marqué mon enfance, c’est bien le « Peillarot » et le cortège de peurs irraisonnées qui l’accompagnaient.

Je n’ai jamais su qui était cet homme, et d’ailleurs aujourd’hui, je le regrette terriblement.

On l’appelait la Griva ou lo Grivou , mais je ne sais pas exactement pourquoi…

Pourquoi ces noms d’oiseau, et d’ailleurs était-ce des noms d’oiseau ou dérivaient-ils d’une particularité de notre langue gévaudanaise qui fait prononcer très fréquemment le « v »en « b ». Peut-être l’appelait-on en fait le Gribou ou la GriboContinue reading →

 Fortune Puel, c’était mon papé, un homme qui m’a tellement appris de choses qu’aujourd’hui je ne sais plus dans quel ordre les raconter.

D’ailleurs, franchement, l’ordre, ce n’est pas très important. Peut-on d’ailleurs mettre ses souvenirs dans l’ordre? Peut-on les classer? Pourquoi aussi ne pas leur mettre une étiquète et les ranger dans un tiroir tant qu’on y est?

Je ne crois pas que les souvenirs puissent s’accommoder de l’ordre. Ce sont des moments qui viennent en vrac, sans qu’on le leur demande.

Ce sont des émotions, des visages qui reviennent pour un temps, le temps d’un bien-être, d’une douceur envahissante. Continue reading →

Mamé AugustineAugustine, je l’ai jamais connue sous un autre nom que celui de Mamé.

Mamé est née en 1902, au début du siècle dernier, à Correjac, à quelques pas du village du Paven où elle passera la majeure partie de sa vie pour venir la finir à la fin du siècle dernier à Correjac.

Une voyageuse qui, à défaut d’avoir traversé les ruisseaux, les mers et les océans, a connu en près d’un siècle de vie, autant de violences et d’évolutions technologiques que n’en connurent beaucoup de grands aventuriers qui peuplent nos bibliothèques. Continue reading →

deuxi_viIls se disent  aujourd’hui que ça ne pourrait pas durer ; ou plutôt ils se taisent qu’ils n’arriveront jamais à s’aimer parce qu’ils ont  trop de raisons de le faire, alors ils savent sans se dire qu’il reste  beaucoup de chemin à défaire, qu’il est  maintenant  temps de le faire à l’envers.

Ils disent  qu’ils vont  prendre les mots par le mauvais coté, celui de la chute, celui qui finit l’histoire, jute placé avant le point final : remonter tous ces mots pour démonter le sens qu’ils donnaient à leurs émotions, leurs dits, leurs vus, leurs sentiments. Continue reading →

Cariña, je suis bien arrivé à la capitale, il y a beaucoup de monde dans cette ville, du bruit, de la fumée, ce n’est pas facile de s’habituer à tout ça, mais Pedro m’a bien accueilli et m’a payé un bon repas hier soir… Juanito, il y a bien longtemps que je n’ai pas eu de tes nouvelles. Je pense souvent à toi, tu me manques tu sais. Continue reading →

accordeonIl fait chaud comme en été dans cette rue de Vienne où les gens vont et viennent sans rien voir autour d’eux. Le trottoir, la rue, les gens, les boutiques, les chiens ou les oiseaux…Tout ici passe inaperçu tant la ville est frappée de grandeur.

D’immenses monuments témoignent d’un passé riche et abondé. La ville est fière, ses maisons  hautes font front à ses grandeurs passées.

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Avoir grandi dans un petit village rural, c’est aussi évoquer des souvenirs de chasse. j’ai bien dit « de chasse », et non d’équipées sauvages en voitures, le téléphone mobile vissé à l’oreille et les carabines à répétition calées contre le siège du 4×4 boueux qui massacre les chemins dans un vacarme assourdissant.

Maintenant, les braconniers que j’ai accompagnés dans les collines sont tous partis colleter les lapins dans les murailles de l’au delà. Ils ne craignent plus les gendarmes et les gardes-chasse qui les traquaient hier tendent aujourd’hui avec eux leurs filets dans les rivières argentées qui longent la voie lactée. Continue reading →

paysanIl y avait, dans un petit village de quelque part dans l’imaginaire de nos campagnes, un paysan pour qui rien n’allait jamais comme il fallait.

Ce n’étais pourtant pas faute de trouver des responsables de ses misères puisque à ses dires tout le monde se liguait contre lui pour lui faire la vie impossible. Continue reading →

Il est trois heures de l’après-midi dans la rue cordobèse écrasée de soleil.

Trois heures ou un peu plus ou moins, et d’ailleurs qu’importe l’heure ; il fait chaud comme à Cordoba à las tres de la tarde.Ici, le soleil ne brille pas, n’éclaire pas, ne chauffe pas : Il tombe en morceaux dans les rues, les parcourt à la vitesse de la lumière et les transforme d’un seul coup de soleil en  fournaise. Continue reading →

passeur-viIl est passé ce matin
Enfin, dire qu’il est passé, c’est vite dit ; il passe , c’est sa nature.

Il passe comme un qui se dit que c’est temps de passer, de faire du lien et puis de repartir pour pouvoir repasser et refaire du lien ; c’est à se demander s’il ne se nourrit pas du temps pour le rendre comme il l’a pris.

On le dit « le passeur », le voleur de légendes.

Dire qu’il est passé, c’est comme rien dire puisque c’est un passeur, un pierrot du temps.

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