Connemara

On y vit au rythme des pluies et des prières, on y croit dur comme fer en Dieu et aux démons.

Dans ce pays au tapis de vert, les moutons ne partagent jamais leur bouchée, l’eau vient de nulle part et s’en va quelque part pour revenir de nulle part.

On ne sait qui du ciel ou de la terre donne ses formes à la montagne, les deux se mêlent  à l’infini pour entonner un crédo irlandais.

La bas, les hommes vouvoient dieu, leur foi déplace les montagnes.

la terre tutoie le ciel, lui lance des pierres et se perd dans ses rideaux de brumes.

Le temps s’est posé, rebelle, lourd, incertain.

Ici l’eau vient du ciel, la route suit la route, les collines se font  montagnes dans les nuits de légendes. Les ruisseaux semblent venir de nulle part.

Les moutons solitaires attendent le fin du temps de paître et se repaître.

On y croit encore aux monstres des lacs, aux banshees qui hantent les hommes et annoncent leur trépas, aux chevaux noirs aux yeux d’or qui effraient les habitants, aux cavaliers sans têtes et  aux grogoch qui n’ont jamais connu de femmes.

Tout est dans l’harmonie des choses dans le paysage engourdi.

 

Une terre de caractère

Région farouche de montagnes, lacs, torrents, tourbières, d’une grande beauté, ayant peu connu l’occupation anglaise, c’est le plus grand « Gaeltacht » (région où on parle encore gaëlique) d’Irlande, où le mode de vie est resté traditionnel.

Le cœur du Connemara est formé des « Twelve Bens » ou « Twelve Pins » (« Douze sommets ») de quartzite résistant drainés par des torrents qui génèrent de multiples lacs.

Une grande partie du Connemara est occupée par la lande parsemée de lacs, sans présence humaine apparente .

 

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