Connemara

La bas, les hommes vouvoient dieu, leur foi déplace les montagnes.

la terre tutoie le ciel, lui lance des pierres et se perd dans ses rideaux de brumes.

Le temps s’est posé, rebelle, lourd, incertain.

Ici l’eau vient du ciel, la route suit la route, les collines se font  montagnes dans les nuits de légendes. Les ruisseaux semblent venir de nulle part.

Les moutons solitaires attendent le fin du temps de paître et se repaître.

On y croit encore aux monstres des lacs, aux banshees qui hantent les hommes et annoncent leur trépas, aux chevaux noirs aux yeux d’or qui effraient les habitants, aux cavaliers sans têtes et  aux grogoch qui n’ont jamais connu de femmes.

Tout est dans l’harmonie des choses dans le paysage engourdi.

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