Si j’étais une mouche.
Posted on 7 mai 2026 in Dormir debout
Si j’étais une mouche, je serais qui, je serais quoi?
Si j’étais une mouche, je ne me prendrais pas;
ça n’aurait pas de sens, mais qu’est-ce qui te prend?
tu prends la mouche?
C’est pas cohérent, le mouches ont des états d’âme.
et comme le dit Prévert, quand elles s’ennuient
elle meurent
elles détachent une a une ….
On va pas pour autant refaire le poème, même si
à cause des mouches, la France et l’Algérie se sont brouillées,
à cause d’un coup de chasse mouche donné en 1827 au consul par le Dey d’Alger.
Tu vois, les mouches, ça peu tout faire, précipiter une guerre, même si on s’y attendait, mais bon, comme dit l’autre, sans les mouches, pas de chasse mouche, pas d’affront à venger….pas d’oliviers, pas d’Algérie, pas de grandes chaleurs.
Tu vois, les poètes aiment les mouches, pour leur bon et leur mauvais côté.
Tiens, pas exemple, Baudelaire, dans son poème “La charogne” “les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride”
Pas étonnant que la belle ait pris la mouche au vu de cet avenir à venir…
Pourtant, les précieuses au siècle dix-septième s’appliquaient à dessiner une mouche sur leur joues ; vas y comprendre quelque chose ; peut-être offraient elles du miel à la bonne mouche et au bon endroit! Sur que Polnareff a du les copier quand il veut être une mouche posée sur sa bouche.
Et puis les mouches, tiens, regardes Victor Hugo quand il déverse sa haine sur Napoléon le petit “...et qu’il soit chassé par les mouches puisque les hommes en ont peur”
Je dis pas ça pour être la mouche du coche, la haut, près de La Fontaine, car vous finiriez par me moucher, non, je regrette d’avoir pêché à la mouche, la bas, dans la rivière des douleurs. Comme le disait Raymond Queneau, les mouches d’aujourd’hui ne sont plus les même que les mouches d’autrefois, le temps changent et les mouches le retiennent.
Bon, sans rire, on voit cet an ci quelques mouches ça et là, peut-être est-ce une façon pour nous de renouer avec la poésie…