Auxillac d’hier et d’aujourd’hui…
Posted on 25 avril 2026 in C'était hier
A la lecture de l’ouvrage très documenté d’Henri Compeyron sur le vallon d’Auxillac, je relève quelques informations importantes. Je ne perdrai pas, évidemment, mon temps sur l’histoire, mais sur quelques moments structurants, et à mettre en perspective avec notre Auxillac d’aujourd’hui.
En agriculture, au dix-neuvième siècle, à l’exception de quelques grosses propriétés évoquées dans l’ouvrage d’Henri Compeyron, et qui se sont agrandies aujourd’hui, la majeure partie des paysans vivaient de petites propriétés de 5 à 10 hectares ; ils devaient « louer » leurs enfants à quelques grands propriétaires qui avaient eux-même de nombreux enfants.
Loi de l’offre, quand tu nous tiens !
En ce qui concerne les artisans, la liste en 1856 est précise : cinq menuisiers, un couvreur, un tailleur, cinq fileuses, deux aubergistes, un accoucheur (?) deux boulangers, deux menuisiers, cinq maçons, un clerc, un étudiant en droit ( ?) trois forgerons, un boucher, un charron, trois scieurs de long, trois cordonniers, deux tisserands, deux sabotiers, une couturière et un garde champêtre. Leurs noms résonnent encore aujourd’hui dans les murs du village.
Six-cent trente personnes y vivaient en 1876.
A partir de 1900 et jusqu’en 1940, il y avait rois maçons, deux menuisiers, un sabotier, deux charrons, deux cordonniers, quatre aubergistes, trois épiciers, un sonneur de cloches (et oui), un garde champêtre, un boulanger, deux hongreur et au moins quatre domestiques de ferme, un chiffre largement sous estimé dont j’assume la publication, en ayant moi même connus bien plus.
Tout cela pour une population qui a perdu entre 1900 et et 1940 144 habitants (il en reste 359)
Et si la guerre était passée par là ?
C’est toujours intéressant de se demander d’où l’on vient dans un monde où, au jour le jour, et aux caprices incontrôlables des puissants, on nous laisse entendre que l’on sait de moins en moins où l’on va…