Le regard du Poilu
Posted on 3 mars 2026 in C'est la guerre
Sans rire là, justement pour dire, tu peux me dire ce que regarde ce poilu?
Oui, je sais, tu vas me dire qu’il regarde là bas, vers le Nord, la Somme, Verdun, et tout ça.
Tu vas peut-être me dire qu’il cherche encore les quelques enfants d’Auxillac qui ne sont pas revenus de “La grande guerre”? Comme s’il pouvait y avoir de grande guerre!
Les imbéciles qui parlent comme des livres!
Ils disent aussi qu’ils sont morts pour la France, mais bon, c’est vrai qu’elle est belle le France, mais tu es sur qu’ils en étaient amoureux? Tu crois qu’ils sont morts pour elle comme dans les romans on meurt pour une belle princesse, parce qu’on le veut, qu’on veut donner sa vie pour elle, mais là, je suis pas sur que la princesse ait un jour cédé à leurs avances, mais restons prudes, si des fois ces jeunes gens avaient vécu un moment d’amour….
La guerre, c’est la guerre, des gens qui “montent dans les tours” comme le disent celles et ceux qui ne connaissent rien d’un régime moteur. Des mécanos et des mécanotes de l’illusion. Oui, je sais, le mot mécanote n’est pas reconnu dans le dictionnaire de l’éditeur de texte ; on va pas tout de même en faire une histoire!
L’histoire, c’est autre chose. L’histoire, ça se réécrit, on en refait une version plus confortable, on inverse les valeurs, on fait passer les loups pour des chiens, on mélange les anti comme on mélangerait de l’antigel avec de l’anti feu. On ne sait plus qui dit quoi, et d’ailleurs pourquoi le dire quand les médis affamés vont en quelques minutes inverser le cours des choses.
Anti vol antimoine, antipathique, anti quoi?
Aujourd’hui, on dit faire la guerre anti alors qu’on la fait pour:
– Pour le pétrole
– Pour le contrôle de l’eau
– Pour piller les ressources d’un territoire affaibli
– Pour arriver avant l’autre
– Pour que le business continue de prospérer
Tiens, ça me fait penser que Prosper, c’est le chéri de ces dames, et pourtant les femmes aussi font la guerre.
Enfin, quand je dis ça, je dis rien, je parle des guerres comme à la guerre. C’est fini tout ça, maintenant on drone, on missile, on satellite, on mène des guerres hybrides, on fait même la guerre contre son propre peule, et ça fait saigner les femmes, comme si donner la vie ne leur suffisait pas!
Si mon Papé voyait ça, il pourrait pas dire “c’est parti comme en quatorze” Bon, c’est vrai, il avait que huit ans, mais avant la guerre ne tombait pas sur les enfants de huit ans, enfin pas sur lui, mais je me demande aujourd’hui si finalement les enfants ne sont pas des cibles privilégiées d’une système qui s’emballe, un peu comme un moteur, ou un cheval, et tous les mécanos à cheval sur leurs principes vous diront que quand un système s’emballe, il n’est plus possible de l’arrêter.
Je dis ça, je dis rien.