Quand les chemins se croisent.
Posted on 25 février 2026 in C'est la vie
Tu la connais toi l’histoire des chemins?
Alors, regardes un peu, et si tu regardes bien, tu vois rien, juste des panneaux qui disent des lieux, qui te disent où tu dois aller.
Des lieux qui se taisent. Tu le sais pourquoi ces lieux se croisent ici? Ça m’étonnerait, car les lieux se contentent d’être, sans avoir rien à dire au risque de tomber dans le panneau, et là, ça bouscule, ça fait mal, ça donne presque le vertige parce que tu ne sais pas où aller dans ces directions qui s’opposent, et toi tu es au milieu!
Mais revenons à nos moutons, nous qui sommes dans cette belle zone Roquefort que Trump finira par nous acheter, à moins qu’il enlève le PDG. Je rigole, il faut bien rire un peu.
Tiens, allez, un peu de rigueur dans les rangs je vous prie!
Prenons Celets, au hasard. Ce mot aurait-il à voir avec les Celtes? pourquoi pas, mais à bien y regarder, c’est un lieu de solitude, et, ma foi, de la solitude peut naître l’abondance…J’ai bien connu dans mon enfance le mot célet qui parlait d’un petit siège sur lequel on pouvait se retrouver, mais je ne sais pas, et pourquoi pas se dire que de la bas, à Celets, on peut aussi regarder les étoiles?
Allons sur Marijoulet ça c’est facile, c’est du gaulois, “Les gaulois sont dans la plaine“. Je blague, Marijoulet, comme Marvejols, est un petit marécage, Ils sont fous ces gaulois!
Allons à Chardonnet, je me suis toujours demandé pourquoi il y aurait plus de “canibals” -que les savants appellent Panicauts faiseurs d’oreillettes- qu’ailleurs, mais vas savoir, les champignons choisissent leur lieu de vie.
Pour Malbosc, on s’embête pas, on sait que ce mot désigne un mauvais bois, mais pourquoi? Quelle bête? quel mauvais moment de vie mal vécue? C’est bête comme une histoire de bête, car un bois c’est tellement joli.
Allez, on arrête avec le Nord -est, celui des grandes batailles, on va faire un tour vers le soleil.
Voila Correjac, et ce village, il faut s’en méfier comme de la Peste, enfin, dans l’imaginaire parceque la peste, c’est fini, enfin, la peste des rats, pour le reste, on verra, comme le dit Camus, un jour la Peste enverra mourir ses rats dans une cité heureuse.
Et puis La Canourgue, la ville des chanoines, il est ici question de chanoines, de désœuvrés ou de moines mendiants. Mais qu’ont-ils donc fait pour en arriver là? Peut-être que l’appellation de “Venise” les rapproche de Casanova…
Passons sur Flouret qui nous donne envie de la conter au plus fort de nos émois, sas prendre le risque d’une Tieule qui nous tomerait sur la tête pour avoir dépassé les limites au risque de franchir le pont et finir comme la femme de Loth.
Un coup à finir à la Roquette!
Quelle histoire!
Il faut bien rire un peu, et si vous êtes sages, je vous emmènerai visiter ces lieux, et je vous dirai qu’au carrefour de tous ceux là est le Paven, qui n’est cité ni indiqué nulle part, et pourtant, il y avait là un moulin dont on ne sait plus où il est, dont on oublie la richesse qu’il a apporté à la commune, et surtout une des premières écoles laïques de Lozère, alors, n’oublions jamais que les noms des lieux s’écrivent avec les voyelles, les pleins et les déliés de notre belle langue qui a trouvé refuge dans la douceur de l’alphabet.